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Fabrice Jeandesboz : « Maintenant je peux mettre un terme à ma carrière »

Publié le 26-10-2017

Après 9 années passés dans le peloton professionnel, Fabrice Jeandesboz a pris sa retraite sportive après le Tour de Lombardie. Le grimpeur de Direct Energie tire le bilan de sa carrière, ses meilleurs souvenirs comme les pires et se projette déjà vers l’avenir. 

Après ta chute en début de saison dernière, tu pensais revenir à la compétition ?

Au début je ne savais pas si j’allais revenir. Je prenais les choses étape par étape. Lors de mon long séjour en centre de rééducation, ma priorité était de retrouver mon intégrité physique, de pouvoir marcher sans béquilles et sans douleurs. Une fois que j’ai eu le feu vert des médecins pour faire du vélo sur la route, j’ai attendu de voir comment je me sentais sur le vélo pour revenir en course.

Revenir en coureur avant de prendre ta retraite c’était important pour toi ?

C’est bizarre, dès mon retour en course je me suis dis que maintenant je pouvais mettre un terme à ma carrière. Au fond de moi finalement c’était important de finir en tant que coureur et pas en blessé. Et c’est aussi pour cela que je prends ma retraite sportive. Je trouve qu’il y a désormais beaucoup de chutes graves sur les courses et j’ai assez donné ces 4 dernières années. 

Comment tu vois la suite ? Que vas-tu faire maintenant ?

Jusqu’au Tour de Lombardie, je restais surtout concentré sur mon entraînement et sur les courses. Depuis je réfléchis beaucoup plus à mon avenir. Je vais bientôt commencer un bilan de compétence. Les envies à 32 ans ne sont pas forcément les mêmes qu’à 18-20 ans. Par exemple, le domaine de la santé m’attire depuis quelques années. 

Par contre, la saison prochaine j’aimerais faire quelques vacations comme assistant dans l’équipe pour rester dans le milieu du vélo. 

Ton meilleur souvenir sur le vélo ?

Ma saison 2015, surtout la Vuelta. Plus ça allait sur les 3 semaines de course et plus j’accompagnais loin en montagne les favoris du général comme Valverde, Aru ou Quintana. 

Ton pire souvenir ?

Ma chute sur Cholet Pays de Loire. Je revenais après 7 semaines d’arrêt suite à un trait de fracture sur le trochanter. Dans une descente mouillée, de nombreux coureurs sont tombés devant moi et j’ai rechuté ce qui a entraîné une grosse fracture. Je n’ai jamais autant souffert, je ne souhaite à personne de connaître une douleur aussi intense. Je n’attendais qu’une chose à l’hôpital c’était qu’ils m’endorment. 

Quel bilan tires-tu de ta carrière ?

Je suis content de ma carrière. Faire le tour de France était un rêve quand j’étais petit.  J’ai toujours donné le maximum pour l’équipe et les différents leaders que j’ai pu avoir pendant ces 9 saisons. 

Beaucoup de gens me parlent de mes chutes mais moi je ne retiens pas ça du tout de ma carrière. Les chutes et les fractures font partie de la vie des coureurs cyclistes, même s’il y a des coureurs plus malchanceux que d’autres. 

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