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J-R Bernaudeau : « Lilian a su s’emparer de l’héritage de Thomas. »

Publié le 10-11-2017

Après une saison 2017 très satisfaisante, notamment au regard du nombre de victoires (24), Jean-René Bernaudeau, manager général du Team Direct Energie, fait le bilan. A quelques semaines des premiers regroupements de l’équipe,  l’heure est également venue de fixer les premiers objectifs et de se projeter vers cette nouvelle saison qui se veut prometteuse et pleine d’ambition.

Jean-René, tu es revenu de vacances depuis peu. Tu vas donc retrouver tes coureurs d’ici quelques jours.

Oui, je reviens de Guadeloupe, où j’ai fait quelques travaux dans ma maison. On y retourne avec l’équipe dans très peu de temps pour le stage. C’est très important pour moi d’y aller chaque année, je dois beaucoup à la Guadeloupe, c’est ce qui m’a permis de faire une longue carrière. Alors, y venir avec toute l’équipe, c’est un bonheur incroyable.

Pendant ce stage que nous effectuerons du 27 novembre au 5 décembre, il s’agira à la fois de cohésion, de plaisir, et de travail musculaire sous la chaleur. Nous aurons la chance d’être dans le département du sport et de rouler sur les magnifiques sur routes de Yohann Gène. C’est vraiment le pays du vélo !

L’année 2017 s’achève avec 24 victoires. Qu’as-tu pensé de cette 2e saison sous les couleurs de Direct Energie ?

C’est le moment inoubliable du 8 juillet, qui, dans mon cœur, la rend de toute façon exceptionnelle ! Ce fut une année charnière avec le départ de Thomas Voeckler, à qui l’équipe doit tout. Cette victoire sur le Tour de Lilian Calmejane, elle est symbolique. Thomas a tout vécu sur le Tour de France, alors voir un jeune qui vient du Vendée U s’imposer avec l’art et la manière ce jour-là, sur cette épreuve… C’était un clin d’œil et le plus beau qui soit. Thomas a donné un héritage et Lilian a su s’en emparer. Ça valide aussi tout le travail pyramidal.

Certains coureurs t’ont-ils surpris en 2017 ?

Je ne dirais pas qu’il m’a surpris, mais Fabien Grellier m’a fait plaisir cette année ! Il a su s’adapter au milieu professionnel et on l’a vu à l’avant sur beaucoup de courses.

On peut dire aussi que Thomas Boudat a digéré les Jeux Olympiques de Rio. Il a  fait un gros volume de travail qui devrait lui être bénéfique cette saison. Et puis avec sa blessure au scaphoïde qui aurait pu remettre en question sa participation au Tour de France, il a dû être très fort mentalement !

Mon grand bonheur c’est aussi Adrien Petit, qui est un élément indispensable dans l’équipe et sur qui nous pouvons compter sur Les Classiques.

Au-delà de la victoire de Lilian Calmejane, tu as décidé d’avoir une équipe offensive sur ce Tour de France. Quel bilan tires-tu de ce choix ?

On est revenu à nos origines et je pense que ça a été plus épanouissant pour les coureurs. Ils ont pu aller dans les échappés et j’ai le sentiment qu’ils étaient plus fiers d’eux à la fin de ces 3 semaines. 

Axel Journiaux et Simon Sellier (Vendée U) vont rejoindre l’équipe en 2018. Est-ce important pour toi de faire venir des jeunes provenant de la formation ?

Le Vendée U est très important pour moi, les futurs grands sont là, il faut croire en la jeunesse. Il n’y a aucun moyen de savoir quel niveau auront les coureurs en passant professionnels, mais je leur fais confiance. On les a formés et éduqués pour que le passage chez les pros se fasse le plus en douceur possible.

Peux-tu nous parler des autres recrues ?

Rein Taaramäe  c’est un très gros moteur. Si on trouve les « réglages », c’est le top mondial. C’est lui qui a voulu venir chez nous, il voulait une équipe familiale après s’être un peu égaré dans les équipes World Tour.

Avec Damien Gaudin et Jérôme Cousin, je n’ai pas eu besoin de discussion. Ils sont comme mes enfants, j’ai une confiance totale en eux et je suis très heureux qu’ils reviennent à la maison.

Comment vois-tu la saison 2018 ?

On est en train d’imaginer le Tour de France, Paris-Nice, mais aussi l’Etoile de Bessèges. Notre premier rassemblement va déterminer les priorités de chacun. Je sais que Thomas Boudat va vouloir très vite récolter les fruits de son travail. Les jeunes comme Paul Ourselin ou Fabien Grellier vont également être pressés. Il y aura ensuite, une deuxième vague à laquelle nous réfléchirons au mois de janvier pendant le stage en Espagne.

L’objectif c’est de ne pas avoir de regret. S’il n’y a pas de victoire sur le Tour de France, ce n’est pas grave, mais il faut que nous soyons fiers de nous.

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