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Publié le 08-01-2018

Thomas Voeckler : son analyse du Tour de France 2018 !

Le Team Direct Energie a appris avec joie sa sélection sur le Tour de France 2018. En octobre dernier, peu après la présentation du parcours, Thomas Voeckler nous avait livré son sentiment. Retour sur une interview plus que jamais d’actualité. 

Thomas, tu as découvert le parcours du Tour 2018 comme nous, quel est ton sentiment ?

Au risque de vous surprendre, cela fait longtemps que je ne m’y étais pas intéressé d’aussi près ! Cela peut paraître paradoxal, mais finalement cela m’a plus captivé que lorsque j’étais coureur. Il faut dire que cette annonce a généralement lieu alors que les coureurs commencent leurs congés, et ne se projettent pas forcément encore dans une course qui se tiendra 9 mois plus tard. Maintenant que j’ai raccroché, je me suis surpris à analyser le tracé et les étapes de ce 105ème Tour avec plus de vigilance !

Que retiens-tu de ce tracé ?

Avant tout, encore une fois, les organisateurs ont réussi à mettre à l’honneur la France et ses belles régions. Pour moi, un départ à Noirmoutier, où j’ai une maison depuis 3 ans, c’est forcément enthousiasmant ! D’une manière générale, le grand Ouest est à l’honneur, ce qui est bien car l’an dernier le Tour empruntait d’autres chemins : cette année nous sommes bien servis. Et puis on retrouvera de grands classiques : les pavés, les Alpes, les Pyrénées : bref, un Tour splendide en perspective.

Et côté sport ?

Ce qui m’a frappé, c’est qu’il n’y aura pas beaucoup de répit ! La première semaine sera riche en pièges et en vent. Elle se conclura par un drôle de morceau de bravoure avec l’étape Arras-Roubaix. Le kilométrage total en secteurs pavés est impressionnant et doit être pris en considération car il sera forcément hyper sélectif. La présence des pavés, c’est un facteur de nervosité dans le peloton, même avant le premier secteur… alors après 8 jours de course, cela va faire du dégât. La présence même de cette étape influera sur la composition des équipes : il faudra sans doute, pour certaines formations, emmener des spécialistes du genre pour épauler les leaders pour ce moment clé du Tour.

Justement, parlons de la « sélection » des équipes. Que penses-tu du passage à huit coureurs par formation ?

J’en comprends les objectifs, mais je suis curieux de voir si cela changera réellement les choses. Personnellement, vous le savez, pour l’aspect « spectacle », je trouve que la suppression des  oreillettes serait une mesure plus efficace. En ce qui concerne la sécurité des coureurs, je ne sais pas : c’est dans les 100 premiers que c’est dangereux, un peloton. Mais en tout cas je salue l’initiative, parce que c’est bien d’essayer des choses pour relancer des courses souvent stéréotypées.

Quel est ton regard sur l’équipe Direct Energie ?

J’essaye, lorsque je suis consulté – ou consultant (rires), de rester objectif, mais j’ai du mal : je reste estampillé Direct Energie, et je suis toujours un supporter du team ! Je pense que l’équipe peut avoir des ambitions sur le Tour 2018. Mais c’est toujours la même chose : il faut identifier les bonnes opportunités, avoir les circonstances de course favorables, et surtout les bonnes jambes et le mental.

Lilian (NDLR : Calmejane, vainqueur aux Rousses le 8 juillet) a su réunir ces facteurs en 2017. Il y aura d’autres opportunités l’an prochain… mais Lilian aura sans doute un peu plus de difficulté à obtenir son bon de sortie. Je pense aussi à Thomas Boudat : il a fait une grosse année sur route pour la première fois, il a remporté des victoires et s’est imposé des charges de travail importantes. Cela doit le conduire à plus de maturité l’an prochain. Direct Energie s’est aussi renforcé, avec l’arrivée de Rein  Tarramae ; à 100% de ses moyens, c’est un garçon qui peut apporter de très belles choses et des résultats. En tout cas, la priorité, ce sera d’être fidèle à notre état d’esprit : à l’offensive tous les jours. Si on n’essaye jamais, on n’est sûr qu’on ne réussira rien !

Tu n’as pas de pincement au cœur de savoir que la Grande Boucle s’élancera sans toi ?

(Il réfléchit)… Non. J’ai eu le temps de me faire à l’idée, de savourer chaque moment en 2017. Et puis j’ai déjà connu un Grand Départ en Vendée… donc non, pas de pincement au cœur, même si ça fait drôle de savoir que je ne serai pas sur le vélo !

Et toi, Thomas, où seras-tu pendant le Tour 2018 ?

C’est encore trop tôt pour le dire, je me donne encore quelques mois pour mûrir dans ma réflexion et étudier les opportunités qui s’offrent à moi. Ce qui est sûr c’est que je serai là sur le Tour, et pas seulement en spectateur sur le bord de la route !

 

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